Lors de sa chronique de jeudi Thierry Steiner  présenta le dernier ouvrage Jean Veronis.  L'autorité de cet universitaire en matière d'analyse du langage semble être établie et une visite sur son site mérite un détour.

La référence au dictionnaire du dessinateur Charb montre que l'emploi des dictionnaires reste cependant incontournable.

Cette manière plus traditionnelle d'appréhender les discours des hommes politiques, car c'est de cela dont il s'agit principalement, fut celle d'Alain Rey, qui sur cette même antenne analysa, décomposa, disséqua, décortiqua,...  durant plusieurs mois  "le mot" faisant l'actualité. Rédacteur d'un dictionnaire ( Le Robert?) il le fit avec humour et talent.

La liste des dictionnaires est impressionnante. Aussi il ne faudrait pas que passe inaperçu le "DICTIONNAIRE SUPERFLU A L'USAGE DE L'ELITE ET DES BIENS NANTIS" du regretté Pierre Desproges.

En préambule l'auteur prévient :

"Les mots communs volontairement écartés du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis  peuvent se diviser en cinq catégories :

  1. les gros mots , comme bite, couille, liberté, etc.
  2. les mots incompréhensibles, comme zérumbert, galipoute, honk, cancéropaf, etc.
  3. les mots imprononçables,comme pneumomnomnie, afctuel, benht,etc.
  4. les mots qu'on ne sait pas si y a deux n, comme conard, cannard, etc;
  5. les mots qui me font de la peine , comme enculé."

"Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m'étonnerait qu'il passe l'hiver." P.D