Tout d'abord cela démarre sous de fâcheux hospices.

Lundi 7 juillet, un SMS, la pluie menace, "Il Turco in Italia" ne sera pas joué au Théatre de l'Archevéché, la pluie menace. Il sera donné au Grand Théâtre de Provence.

On échange les billets, me voilà superbement placé au 5 ou 6 rang du parterrre et qui plus est on m'offre une place pour le spectacle du lendemain dans ce même théâtre.

Nombreux sont ceux qui portent un petit carré rouge, ils sont intermittants. Très digne, la régisseuse du théâtre, leur porte-parole,
explique, avant que ne retentissent les premières notes "Pourquoi nous jouons". La salle applaudit, certains enthousiastes, d'autres poliment et puis il y en a qui restent impassibles ou apathiques.... Mais je les soupçonne de faire partie de ceux qui s'échappent les premiers à la fin du spectacle alors que la salle continue de communier avec les artistes en frappant dans les mains. Il ne faut pas perdre de temps pour récupérer la voiture et ne pas faire la queue au parking.....

Voilà donc l'orchestre sur la scène et non dans la fosse, sous la direction de Marc Minkowski et ses musiciens du Louvre, les chanteurs en costume, la mise en scèce se trouvant de ce fait chamboulée.

Ce fut un régal. La musique de Rossini, le talent des chanteurs, toute la troupe, tant au niveau vocal que du jeu d'acteur. Merci à Christopher Alden pour ce spectacle dans lequel on apprécié la complicité entre les artistes et le plaisir qu'ils ont à jouer. Ils ont su nous le faire partager et c'est la magie du spectacle vivant.

Mardi 8 juillet

De retour au Grand Théâtre de Provence pour de la musique barroque et quel programme Jean Sébastien Bach. Des classiques, des standards, dirait-on dans le jazz ou plus prosaïquement des tubes dans le domaine de la variété. "La suite(ouverture) pour orchestre n°3 en ré majeur", "le concerto pour 2 violons en rè mineur", "La suite (ouverture) pour orchestre n°1 en ut majeur","Le concerto brandebourgeois n° 3 en sol majeur". Le " Freiburger Barockorchester" sous la double direction de Petra Müllejans et Gottfried von der Golzt violons solos aux personnalités apparemment différentes mais complémentaires au vu du résultat. Je jeu de Petra Petra Müllejans est très physique, fougueuse, sans cesse en mouvement, faisant corps littéralement avec son instrument, elle dépense une énergie incroyable pour lui donner vie. A l'inverse, Gottfried von der Golzt, est plus calme, plus serein, plus posé mais tout aussi brillant. Une belle découverte.

Vendredi 11 Juillet

Toujours au Grand Théâtre de Provence pour la sublime "Flûte Enchantée". Superbe. Tout était parfait.

La mise en scène grandiose, pleine de trouvailles astucieuses, le plateau suspendu et articulé aux multiples fonctions, des éclairages magiques, l'emploi de la vidéo apporte une dimension nouvelle , la fosse d'orchestre surélevée, la cabine de bruitage sur le côté de la scène ce qui pertet d'admirer le travail du bruiter.

Une distribution parfaite.

J'ai du mal à croire qu'une retransmission à la télévision ou sur écran géant , en direct ou non, sur grand puisse rendre l'intégralité des émotions que procure ce spectacle.


Il est toujours possible de voir ou revoir "La flûte enchantée" sur Arte. C'est ici http://www.arte.tv/guide/fr/052846-001/la-flute-enchantee#arte-header
Il reste encore un peu de temps.