Tout a démarré pour le déblogueur par la chronique de Thomas Legrand. Il ne s'attendait pas à ce coup de tonnerre. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas écoutée et qui souhaitent en prendre connaissance en voici le contenu repris à partir du site de France Inter . Il est possible aussi de l'écouter ou la réécouter, c'est là!


"Une pétition d’intellectuels et de politiques paraît cette  semaine dans « Télérama » pour dénoncer le mode de nomination du patron  de France Télévision, par le Président de la République. Oui et en plus, de nombreux parlementaires,  notamment de la majorité estiment qu’il ne faut pas supprimer la  publicité avant 20 heures sur les chaines de télés publiques telle que c’était initialement prévu. C’est vrai que dans le contexte de crise financière et de lutte contre les déficits, il serait assez étrange de se priver d’une source de financement qui, jusqu’ici ne gênait pas grand  monde. Bref la réforme de l’audiovisuel public est attaquée et contestée sur deux fronts. Le Tout-Paris politique et médiatique bruisse  des rumeurs sur la future nomination du patron de France télévision. Que veut le président ? Nicolas Sarkozy glisse des demi-confidences à ces visiteurs du soir, on dit qu’il s’intéresse au contenu des futurs programmes. Ses propos sont répétés, sans doute déformés et de jour en jour la côte de tel ou tel prétendant monte ou baisse. Alexandre Bompart, le patron d’Europe 1, promis au poste est ainsi l’objet de ces hésitations réelles ou feintes d’un président faiseur de rois du paf. Il  y a ceux qui savent ou croient savoir, il y a ceux qui ne savent pas et  disent savoir, bref il y a toutes les conditions réunies pour activer les mécanismes ridicules de courtisaneries et les luttes d’influences propre à notre vieille république néo-bananière en matière de communication. Ce climat est assez détestable. Il est surtout la marque d’une affligeante culture de tutelle audiovisuelle dépassée et pour ne pas dire totalement ringarde… le président de la république peut toujours nommer qui il veut, on ne contrôle plus la télévision comme au temps du Général et de son Alain Peyrefitte, ni même comme à l’époque (plus libérale mais quand même encore très dirigiste) de François Mitterrand et son Georges Fillioud. Si, sous la prochaine présidence de France télévision, les rédactions de France 2 ou France 3 subissaient quelques pressions que ce soit, ça se saurait tout de suite, ce serait dénoncé par le reste de la presse et Nicolas Sarkozy serait la première victime de ce climat. On ne dirige plus les journalistes comme au vingtième siècle ou comme en Italie. Tenter ’influencer ou faire pression sur les journalistes est donc contreproductif… ça se voit, comme un nez au milieu de la figure, comme, comme une grosse tache de propagande au milieu d’un écran plat.   Vous  parlez de la télé… mais la radio publique aussi est soumise à ces nouvelles règles. Oui,  notre patron est nommé par le président ! Et pour bien faire comprendre  qu’il n’abuserait pas de son nouveau pouvoir anachronique, le président  de la république a nommé Jean-Luc Hess dont tout le monde loue l’indépendance. Ce ne sera peut être pas le cas du patron de France télévision mais le résultat, pour l’instant (et pour longtemps) en terme  de liberté de ton sur Radio-France est là, chacun peut en juger… En réalité je crois que nous sommes vernis. Nous sommes tranquilles parce que Nicolas Sarkozy, enfant de la télé ne s’occupe pas beaucoup de la radio et c’est très bien ainsi ! Jean-Luc Hess dit n’avoir reçu aucun coup de fil de l’Elysée. Et nous n’avons jamais aucune remarque non plus. Je sais c’est assez décevant pour tous les théoriciens du complot,  pour tout ceux qui pensent que nous vivons en dictature douce. Hé bien non, on dit ce que l’on veut mais le problème c’est que désormais, quoi que fasse la direction, quoi qu’elle décide le soupçon pèsera sur elle à  cause de la façon dont elle a été nommée. La nomination des patrons de l’audiovisuel directement par le président de la république crée une suspicion permanente. Pouvoir la critiquer ici, à cette heure là et de cette façon prouve, que (pour la radio au moins) elle n’a pas d’effet sur notre liberté…simplement sur l’ambiance générale. Le piège est là : le dire ici c’est la preuve que l’on est libre, se sentir obliger de le dire ici, c’est la preuve d’un malaise... l’impression que l’on modernise en marche arrière."


Étonnant, l'auditeur qui déblogue avait vu passer, en début de semaine,  un bandeau sur une chaîne d'information continue précisant que  Nicolas Demorand avait démenti les rumeurs d'un éventuel départ!....OUF....et puis dans la matinale ce matin, une remarque d'un chroniqueur, s'adressant à l'invité, évoque la place désormais libre... Pourquoi ne la prendriez-vous pas. C'était donc vrai! Nicolas Demorand arrête. Mais il ne quitte pas le navire et ne part pas chez les "concurrents" car après quelques clics sur la toile un article sur le site médiapart confirme l'information et propose quelques explications .

On apprend au passage que Renaud Dély n'assure qu'un intérim...Il n'y aurait donc aucune raison qu'il disparaisse de l'ours de Marianne.Mais on ne peut exclure le fait que débats, polémiques, spéculations et autres procès d'intention ou non vont probablement reprendre de plus belle, comme l'an dernier à la même époque.  Ont -ils jamais cessé? Jeu de chaises musicales, Mercato? On verra ......

L'auditeur qui ergote attendra pour se faire une idée... L'actuel Directeur de France Inter n'avait-il pas lui aussi l'an dernier à la même époque laissé planer le doute un 'certain' temps?.  Sa prise de fonction officielle n'étant intervenue officiellement que tardivement.

L'auditeur qui ergote la bonne humeur de Nicolas Demorand, qui a le droit de dormir plus ou....mieux pour travailler autrement!....Il espère cependant que l'équipe d'humoristes aura toujours sa place dans la matinale et ce à une heure raisonnable, même s'il reconnaît qu'ils ne sont pas toujours au meilleur de leur forme.

Il suivra avec intérêt le projet d'émission culturelle de Nicolas Demorand surtout si elle donne une grande part aux livres.

Il a malgré tout la gueule de bois, car même s'il n'est pas toujours à l'écoute, il ne fait pas toujours ce qu'il veut, et il voit s'éloigner chaque jour un peu plus le moment de profiter d'une retraite qu'il espère méritée, et il se trouvera tout chose quand dans le poste auront disparu, le rire gouailleur la spontanéité, l'entrain et la bonne humeur de Nicolas Demorand...

Mais il faudra s'y faire ou aller chez les voisins de France Culture...

Quel auditeur ne fut pas surpris en début d'année lors de la première chronique de Thomas Legrand. Qu'est qui fait, qui c'est celui-là? ..ses débuts à l'antenne n'étaient pas ce qu'il y avait de mieux... et pourtant il a réussi à trouver le rythme. Il faut laisser du temps au temps a dit ou écrit je ne sais qui....

Il en fut de même pour Philippe Colin et "Sa panique au Mangin Palace" dont les premières émissions agacèrent fortement le déblogueur qui lorsqu'il le peut écoute avec plaisir cette émission menée sur un train d'enfer. Il peut en témoigner pour avoir assisté en direct à l'une de ses émissions en province.

Attendons et See.....